January 2011
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Fureur apache
Un des rares westerns importants des années 70, dit l’ami Lourcelles, l’un des seuls à ne pas s’être trompé sur cette décennie médiocre. Il ne s’est pas trompé sur grand-chose, faut dire, mais sur les seventies, il est royal. Il passe, regarde à peine, en prenant juste le temps de survoler, c’est-à-dire de réfléchir. Un seul Cassavetes trouve grâce à ses yeux...
Jan 8th
June 2010
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Le Boucher
Dans la curieuse carrière en dents de scie de Chabrol, mieux vaut s’arrêter sur les dents que sur la scie. Quoi ???!!!??? On n’y comprend rien, à tes papiers cryptés, Skorecki. Si tu nous disais où tu veux en venir, on s’emmerderait moins. L’ennui produit du sens, je dis, mais personne ne répond. Je décide de m’expliquer, même si plus personne n’écoute....
Jun 21st
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Plein Soleil
Si j’ai choisi ce film de René Clément, c’est qu’il est à peine de lui. Clément, je n’en ai rien à foutre. On ne se souvient de ses meilleurs films (la Bataille du rail, Jeux interdits, Monsieur Ripois, le Père tranquille) qu’à cause de quelques mythologies (la résistance des cheminots, le touche-pipi de deux enfants blonds), de l’énigme Noël-Noël ou du vague...
Jun 19th
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la Femme au portrait
Ce n’est pas le plus beau Lang, mais c’est l’un des plus exemplaires. Le contraire de ces films frontière dont je vous rebats les oreilles. Il ne divise pas, il réunit. Impossible de ne pas l’aimer. Très Levinas, si vous voyez ce que je veux dire. Vous ne voyez pas. Vous commencez à fatiguer. Vous voulez la traduction. Ecoutez Lourcelles, toujours aussi cinéphile :...
Jun 15th
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August 2009
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Aug 18th
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Le ciel peut attendre
Personne ne gagne jamais la bataille du naturalisme. S’il est un homme de cinéma qui savait ça, c’est bien Lubitsch. Depuis ses farces muettes, ses mouvements de cape pour défier le taureau du réel étaient légendaires. C’était un monsieur rigolard, qui aimait avancer à tâtons dans le noir, quitte à se cogner aux cornes du réel. La question qu’on doit se poser ici,...
Aug 8th
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En quatrième vitesse
Dans ce beau film de 1950 signé Aldrich, un cinéaste que je n’aime pas (trop vulgaire, trop violent, trop Peckinpah), le spectateur décolle plus vite qu’il ne faut de temps pour le dire. Vitesse, anticipation, précision, c’est un prototype, un film assez culte dans les salons de la cinéphilie pour qu’on n’insiste pas trop. Avec un élan de lyrisme assez rare chez lui,...
Aug 4th
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Mark Dixon détective
Ne pas penser qu’il s’agit d’un film noir de plus. C’est plus que ça. C’est un rêve, un vrai. On part de ce rêve pour ne plus revenir. Celui qui en reviendrait ne serait plus le même. Il a trop rêvé pour coïncider avec lui-même. On voit des morceaux de lui jetés au vent, des bouts de cinéphile qui s’accrochent à la lune comme un enfant perdu. Tout ça pour dire,...
Aug 4th
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